Etude : Bien-être au travail des personnes migrantes : hommes et femmes dans des métiers en tension

Etude IRFAM

Cinq ans après le lancement du programme Hospi’Jobs, une étude inédite de l’Irfam donne la parole à celles et ceux qui en ont bénéficié. En explorant les parcours professionnels de femmes et d’hommes issus de l’immigration, cette enquête propose une plongée qualitative au cœur d’un secteur hospitalier en crise, où l’intégration professionnelle reste souvent fragile.

À travers une approche qualitative et une analyse croisée des expériences féminines et masculines, cette enquête dresse un portrait nuancé du dispositif Hospi’Jobs. Si celui-ci a permis un accès initial à l’emploi, il ne garantit pas toujours une intégration durable, ni une réelle valorisation des compétences. Ce constat est particulièrement marqué pour les femmes, souvent confinées à des postes peu qualifiés et exposées à des conditions de travail difficiles. Elles doivent faire face à de nombreux freins : responsabilités familiales, barrières linguistiques, discriminations liées à l’origine et au genre.

En mettant en lumière cette double assignation — en tant que femmes et migrantes —, l’étude interroge les limites d’un programme qui, malgré ses intentions inclusives, tend parfois à reproduire les inégalités qu’il ambitionne de corriger. Hospi’Jobs apparaît alors non pas comme un tremplin vers une stabilité professionnelle, mais comme une étape transitoire dans des parcours souvent marqués par la précarité.

Loin de se limiter à un constat, l’étude formule aussi des recommandations concrètes : repenser les politiques d’insertion à partir des réalités vécues par les femmes migrantes, renforcer le suivi post-formation, valoriser les compétences invisibles, et placer le bien-être au travail au cœur des priorités.

Pour plus d’information : Bien-être au travail des personnes migrantes : hommes et femmes dans des métiers en tension – IRFAM

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